Je veux un drone!

Chaque année, le nombre de passionnés de drones décolle. Mais si les prix sont en chute libre, faites attention à bien choisir le modèle et à connaître les règles de vol. Suivez le guide avant de vous lancer!

Quel usage?

Les pros l’utilisent pour réaliser des clichés pour l’architecture, la cartographie ou même les secours. Les amateurs se passionnent quant à eux pour les prises de vues aériennes. Des vidéos époustouflantes pullulent sur les sites d’échange vidéo comme YouTube. Et il existe désormais des courses de drones de type Formule 1… dans le ciel!

Quel modèle?

Les modèles vont du joujou d’intérieur sans caméra à moins de 100 francs (idéal pour s’initier sans risque) aux appareils permettant de réaliser des vidéos aériennes professionnelles en 4K (ultra haute résolution), à plusieurs milliers de francs. Entre ces deux extrêmes, on trouve de nombreux engins très performants à moins de 2000 francs, qui disposent d’une caméra intégrée ou sont équipés d’un système de fixation permettant d’ajouter une caméra miniature de type GoPro.

Quel équipement pour l’utiliser?

Un drone est généralement muni d’une télécommande, même si certains modèles se pilotent depuis un smartphone. On peut par ailleurs fixer un téléphone mobile ou une tablette sur la télécommande afin de voir en direct les images réalisées par la caméra du drone. Lors d’une sortie, il est bon de prévoir des batteries de rechange, un chargeur (posez la question de la durée de charge) et une petite boîte à outils.

Quelle formation?

Aucune formation officielle n’est nécessaire en Suisse. Un entraînement en pleine campagne est idéal, mais il existe aussi des cours de pilotage et même des simulateurs de vol en drone: on trouve notamment des applications qui permettent de prendre virtuellement les commandes d’un drone (ARDrone SIM par exemple).

Que dit la loi?

En Suisse, l’utilisation de mini-drones de moins de 30 kg n’est soumise à aucune autorisation préalable ni à l’octroi d’une licence. Il convient toutefois de respecter les exigences formulées dans une ordonnance du DETEC, à savoir maintenir un contact visuel direct permanent avec le drone et ne pas voler dans un rayon de 5 km autour des aéroports civils ou militaires (carte des zones de restriction). Par ailleurs, selon des normes édictées par l’OAC, le survol à moins de 100 m de rassemblements de personnes en plein air est interdit, sauf dans le cadre de manifestations publiques d’aviation. Enfin, pour un drone de plus de 500 g, une assurance responsabilité civile permettant de couvrir un montant minimum de 1 million de francs de dégâts aux tiers est obligatoire. Et maintenant, en vol!

Texte adapté d’un article paru dans le magazine Envies / Crédit photo: Guillermo Sanchez/unsplash.com